Un cadre juridique s’impose pour la femme rurale

Toujours debout et à l’ouvrage, l’incarnation de la bravoure et du courage, elle est présente sur tous les fronts et combats de la vie sociale. Laboureuse, ménagère, éducatrice… Je parle de la femme rurale, la femme aux mille bras. Privée des loisirs et avec une faible chance d’émancipation, son cri ne doit pas être muet : elle doit être écoutée.

La Journée internationale de la femme rurale a été instituée par les Nations Unies après une longue lutte menée par les organisations féminines qui veulent améliorer les conditions de vie de cette tranche de la population mondiale. Et ce, en 1995, c’est  lors de la 4ème conférence internationale de l’ONU sur les femmes rurales qu’un accent particulier a été mis sur les conditions de vie des femmes rurales. Il a fallu plus de 12 années plus tard, c’est-à-dire, en décembre 2007, qu’une résolution des Nations Unies décide de la célébration de la journée mondiale de la femme rurale pour lui rendre un hommage tous les 15 octobre de chaque année.

Cette journée, est une occasion de jeter un regard rétrospectif sur le combat que mènent les femmes rurales.« Autonomiser les femmes pour améliorer la scolarisation, l’agriculture et l’alimentation », un bon thème sur le plan national surtout, mais qui nous semble irréaliste, bateau et représente tout un programme, projet qui peut se réaliser au moins en un quinquennat.

Oui, des réflexions, des débats autour du thème, que des thèmes sont passés, mais ils sont restés dans les tiroirs sans suivi. Le mieux, c’est de poser des actes qui sauvent et qui améliorent les conditions de vie de la femme rurale.

Autonomisation, parité, égalité n’ont connu seulement un tout petit peu d’application. Bien que « ces soldates de l’ombre » exercent les  plus importants des travaux productifs sur l’ensemble d’une filière allongeant leur temps de travail au niveau de la transformation des produits agricoles, l’égocentrisme de la citadine, en fait du  concept de l’égalité, sa propre revendication, pour elle et elle seulement.

Ne faudrait-il pas avoir un cadre juridique pour imposer le droit de la femme rurale dans notre société ?

Vivement entendu !

Fathia NGARBAROUM

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